La Procrastination

procrastination

Procrasti…

On connaît tous la procrastination, le fait de remettre à plus tard ce qu’on devrait faire maintenant. Tim Urban du blog waitbutwhy.com décrit vec beaucoup d’humour ce phénomène dans le TED Talk qu’il a donné :

La procrastination touche tout le monde à différent degrés. Le problème arrive quand elle nous empêche de réaliser nos objectifs sur le long terme, là où personne n’attends rien de nous, où il n’y a pas de deadline à respecter. Le temps perdu à procrastiner s’étire et on ne rencontre jamais vraiment le succès, ni vraiment l’échec.

Oui, mais il y a espoir !

“The work you do while you procrastinate is probably the work you should be doing for the rest of your life.”

Jessica Hische

Ou en français : le travail que l’on accompli lorsqu’on procrastine est probablement le travail qu’on devrait faire toute notre vie.

Donc si à la place d’écrire ce devoir de 20 pages dû pour demain on se met à écrire une histoire qui n’a rien à voir ou à dessiner une BD, peut-être qu’il faut envisager sérieusement cette voie et faire confiance à son potentiel créatif.

Considérer la procrastination comme quelque chose de positif, ça change la donne. Mais même si le travail que l’on fait lorsqu’on procrastine doit être valorisé, encore faut-il que ce soit du travail !

Mater des films ou jouer aux jeux vidéos au lieu de faire le travail que l’on est sensé faire est un gâchis de temps et nous renvoie un sentiment d’échec… A moins d’écrire une critique ou un résumé du film qu’on viens de voir, ou d’établir sur papier les différentes stratégies qui nous ont permis de gagner au jeu en question.

C’est le concept de procrastination productive.

Il faut valoriser notre procrastination et en faire quelque chose dont on puisse être fiers. Si j’écris alors que je suis sensé bosser, alors il faut que ce que j’écrive soit vraiment bien, que j’y mette de la conscience et que je montre mon travail. Cela est valable quelque soit l’activité que l’on entreprend quand on évite de faire ce qu’on est sensé faire.

Et si on s’en lasse aussi ? Que se passe-t-il pour l’artiste qui a décidé de dessiner plutôt que de bosser, mais qui au moment de dessiner se retrouve à remettre son dessin à plus tard ?

Il suffit de multiplier ses activités. Entre la gestion de ce blog, mes recherches, l’écriture, la musique et le dessin, j’ai toujours quelque chose à faire. Et quand la procrastination s’abat fatalement sur moi, j’ai toujours un travail intéressant que j’ai entrepris à un moment donné et que j’ai laissé en suspens, que je préfère reprendre à ce moment-là plutôt que de continuer ce que j’étais en train de faire. Cela me permet d’être actif et éveillé en permanence, et d’avoir de nouvelles idées lorsque je passe d’une activité à l’autre.

On pourrait penser que se disperser nous empêche d’arriver au bout d’un projet. Je pense pour ma part que les projets s’enchaînent et se mélangent quoiqu’on fasse : il vaut mieux entreprendre beaucoup pour multiplier nos chances de réussir.

C’est un peu comme un arbre : si on concentre notre sève sur une seule branche, elle poussera peut-être plus vite mais l’arbre lui n’aura pas assez de feuilles et finira par mourir. Lorsqu’on multiplie les branches, la sève est mieux répartie, les feuilles poussent et l’arbre peut en retour produire plus de sève.

Nos cerveaux sont des arbres, nos projets sont des branches, nos idées sont de la sève et cet article est un fruit.

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